Gestion du stress, Mon défi

Le 5S(4ème partie) le déni et l’acceptation

deni

Ce mois de septembre pluvieux est bien triste et me rend, pour le même coup, bien triste aussi. Tout cela rend mon adaptation difficile et n’arrange en rien la tenue  de ce blog. Ajoutons à cela mon activité de représentant du personnel très active et ma formation chronophage à suivre en parallèle. Et  je ne parle même pas de la vie de famille qu’il faut aussi assurer. Non, vraiment, rien est simple. J’ai une vie riche et mouvementée mais c’est aussi tout cela qui la rend passionnante. En fait, pour tout vous dire, je préfère cette vie à une vie monotone de métro, boulot, dodo.

Et puis, le fait de vous l’exprimer sur cet article est aussi un moyen pour moi de ne pas macérer ça en moi. Cela me permet de prendre le recul nécessaire, de faire le tri dans mes idées afin de prendre les meilleurs dispositions pour de ne pas devenir fou, de ne pas perdre pied et de savoir ou j’en suis actuellement mais surtout où je vais.

Il est donc très important de pouvoir exprimer ce que l’on ressent car cela permet, comme nous l’avons vu dans le thème de ce défi, de mieux gérer sa vie.
Mais pour cela, il est très utile d’avoir une méthodologie qui nous permette de gérer ces situations stressantes.

A LIRE : le thème de mon défi passionant

C.A.S : Carte des Agents Stressants

J’ai ainsi créé cette semaine une fiche afin d’identifier mes situations stressantes ou plutôt mes “agents stressants”. D’ailleurs, je pense qu’il serait très judicieux de donner un nom à ces fiches, afin que l’on puisse facilement les nommer pour l’utiliser dans la suite de ce défi. Appelons-les alors les “CAS” c’est-à-dire, les Cartes des Agents Stressants.

Maintenant que nous leurs avons données un nom, reprenons la méthode du 5S afin de continuer cette expérience qu’est d’utiliser le Lean management pour optimiser mon bien-être.

A LIRE : 5 notions à connaître  sur le Lean management

IL nous reste donc encore deux “S” à utiliser : le Seiketsu pour standardiser les règles et le Shitsuke pour suivre et progresser.

Seiketsu – Standardiser les règles

seiketsu

Le seikutsu a été créé pour permettre un suivi des 3S précédents. Il est utilisé pour rappeler sans que se soit continuellement votre responsable, qu’il est obligatoire de nettoyer  et de ranger chaque jour son poste de travail donc de maintenir de l’ordre. En effet, si ce suivi n’est pas quotidiennement maintenu, nous allons tomber dans le laisser-aller, voir dans la procrastination pour laisser revenir nos vieille habitudes négatives.

LIRE AUSSI : téléchargez gratuitement mon guide pour découvrir les conseils afin de ne pas procrastiner.

Nous pouvons donc, nous inspirer de cette méthode afin de veiller à maintenir nos émotions en ordre pour ne pas qu’elles viennent “encombrées” notre esprit. Quand on analyse bien nos pensées, nous pouvons nous rendre compte, qu’elles sont issues de nombreuses émotions basées sur des croyances et expériences. Donc avoir un œil sur elles, nous permet de gérer au mieux nos pensées.

Lorsque je reprends l’item de “me lever à 4h45 du matin” , ça sera donc le retour de mon angoisse qui tout doucement et insidieusement reprendra, sans crier gare, le dessus. C’est-à-dire, que le mental va me faire croire que je gère complètement la situation sans passer par le processus d’identification et de ce fait de conscientisation. Ce qui se passera alors, est que je me dirais que tout va bien, que je n’ai pas besoin de pratiquer les exercices qui vont me permettent de soulager mon angoisse, ce qui, finalement, sera une immense erreur.

Le déni

En effet, le résultat est que j’entrerais dans un autre processus très vicieux qui fera que mon émotion sera occultée. Je serais ainsi dans le déni et il n’y a rien de pire que d’y sombrer.

Pourtant le déni n’est pas une mauvaise chose car il est un mécanisme d’adaptation lorsqu’un traumatisme est survenu. Il permet de se protéger avant d’être en mesure de les gérer mentalement et émotionnellement. Il est certain qu’il n’est pas agréable de ressentir ces émotions négatives. Ces émotions nous mettent mal à l’aise et nous effraient alors que lorsque nous prenons le temps de les écouter, de les comprendre et d’en connaître leurs causes, elles sont libératrices car nous les avons tout simplement acceptées.

Par conséquent, nous pouvons constater que la clé de voute de la gestion de nos émotions, donc de notre stress, est tout simplement l’acceptation.

A LIRE : comment fonctionne le stress

L’acceptation

Accepter ne veut pas dire que l’on soit d’accord avec un évènement traumatisant de notre enfance ou de l’âge adulte qui affecte notre vie quotidienne. Non, accepter veut dire que je reconnais cet évènement qui a des effets négatifs sur moi et sur ma vie. J’observe de cette façon mon émotion, sentiment, et j’accepte sa présence en moi, mais aussi et surtout, que je ne la désire pas car elle m’est néfaste. C’est aussi reconnaître que cet évènement a bien eu lieu, mais que désormais cela fait partie de mon passé, d’un passé qui n’existe plus et que je ne désire plus revivre aujourd’hui.

Reconnaître quelque chose, un évènement est une nouvelle fois, le fait de conscientiser, donc de mettre à la lumière du jour un évènement traumatisant afin d’en libérer son énergie négative.

De ce fait,  nous remarquons donc bien l’importance qu’il y a de suivre de près nos émotions afin qu’elles n’aient pas de répercussions négatives sur nos vies. Il faut pour cela maintenir un certain ordre afin qu’elles ne redeviennent pas les agents pollueurs de nos vie.

Pour cela, je vais en conséquence mettre en place un suivi quotidien afin de veiller à ce que mon angoisse, lorsqu’ elle réapparaitra, soit identifiée et soulagée immédiatement, d’où l’importance du CAS.

Analyse

Pour revenir à mon item : me lever à 4h45 du  matin , je reprends ma CAS, et je  constate que mon angoisse survient donc le dimanche, une semaine sur deux, la veille d’une semaine de travail du matin.

A LIRE : la création de la CAS (Carte des Agents Stressants)

Je vais alors pour le prochain dimanche, choisir des horaires, afin de veiller à ce que mon angoisse ne prenne pas le dessus sur moi ou trop d’ampleur. Mais surtout pour que celle-ci ne soit refoulée, donc que je ne me retrouve pas dans une situation de déni. Auquel cas, cela pourrait à la longue avoir de mauvaises conséquences sur mon bien-être.

matina lundi2

Je sais qu’elle survient en fin de journée. Je détermine ainsi un horaire pour faire le point sur mon état mental, émotionnel et physique en me référant au tableau du CAS matina lundi. Cet horaire sera à 17h, cependant il me faudra en déterminer quelques autres, car je sais qu’il prendra de l’ampleur au fur et à mesure que l’heure du couché approchera.

Il me faut par conséquent être très vigilant afin d’ identifier l’éventuelle venue d’un déni. Je détermine pour cela des tranches horaires d’une heure à partir de 17h jusqu’à l’heure du coucher 22h.

Je créé un tableau appelé Suivi du CAS Matina Lundi  où je cocherais dans les cases correspondantes les symptômes qui apparaitrons à chaque tranche horaire. A partir de là, chaque fois qu’ils apparaitront j’utiliserais les solutions présentées sur la CAS Matina Lundi  pour les soulager, atténuer ou les supprimer tout simplement.

suivi CAS

Application

Dans la première tranche horaire, je n’avais pas encore de symptômes car j’étais en ballade à vélo avec mes enfants en forêts. J’étais donc bien occupé jusque 18h.

  • A 18 heures, lorsque je suis rentré, j’ai eu le premier symptôme, l’angoisse de penser à la fin de journée. Je me suis donc recentré sur  l’instant présent et respiré profondément.
  • Vers 19 heures, je restais centré sur l’instant présent mais je sentais bien qu’au fond, l’angoisse me titillait. Alors au lieu de la nier, j’ai tout de même pratiqué quelques exercices de respiration qui a eu pour effet de l’atténuer.Si je ne l’avais pas fait, j’aurais risqué de la refoulée et qu’elle puisse prendre, au prochain créneau horaire, trop d’ampleur.
  • A 20 heures, j’ai pris une collation en famille, un petit rituel familiale le dimanche soir qui a pour inconvénient de nous rappeler que c’est la fin du weekend. Etant conscient que l’angoisse était présente, lorsque j’y pensais, j’utilisais cette petite méthode de méditation qu’est de laissé passer les pensées sans m’y attarder comme on regarde passer les nuages dans le ciel. Puis je me suis concentré sur l’instant, sur les échanges avec les enfants. Donc ça va, que des petits moments savoureux à passer ensemble, en somme, j’étais bien. Par la suite, avec mon épouse, nous avons couché le petit dernier de 5 ans. En restant centré sur lui et en continuant de bien respirer, tout allait bien.
  • Puis vers 21 heures se fut mon tour, ce qui eu pour effet de faire monter l’angoisse d’un cran. J’ai repris mon tableau pour suivre les instructions que je m’étais assignées. J’ai donc réglé mon réveil de portable, bien vérifié tous les paramètres. Puis en me préparant pour me coucher, j’ai senti quelques petites tensions sur ma gorge et mes épaules. J’ai par conséquent pratiqué quelques exercices de Yoga et de massages, toujours en me concentrant sur l’instant. Les tensions ont ainsi disparues. Je me sentais bien mieux que d’habitude.
  • Vers 22 heures, j’ai vérifier une dernière fois mon réveil sur mon portable. J’ai pratiqué, couché dans mon lit, un petit exercice de visualisation en respirant profondément tout en restant centré sur l’instant. Je me sentais vraiment bien. Aucun symptômes, ni de pensées parasites ont traversées mon esprit donc bien. J’ai éteint la lumière, me suis endormi rapidement et dormi comme un loir.

Le lendemain matin à 3h45 du matin, je me suis réveillé tranquillement, sans trop de fatigue et surtout pas d’angoisse.

Au travail, j’étais d’assez bonne humeur et peu nerveux. A part le petit coup de barre vers 10 heures du matin, rien de bien méchant. J’ai même pu constaté que j’avais les idées  claires plus longtemps pour continuer à travailler efficacement.

Ce fut donc une expérience qui à mon sens fut réussi si je compare aux fois précédentes.

A LIRE :  pour mieux comprendre d’où vient mon angoisse du matin

Résumé

Le fait de veiller ainsi sur les symptômes permet de réduire considérablement le niveau de stress. Bien sûr, il ne faut pas non plus tomber dans la parano en étant toujours sur le qui-vive. Non, il faut seulement s’habituer à être vigilant, c’est-à-dire, à être dans un état permanent de pleine conscience.

Pour cela, les exercices de méditation et de relaxation sont de bons moyens pour se reconnecter aux sensations de son corps. Et je dirais même qu’ils sont très importants pour une bonne gestion du stress qui aidera à optimiser son bien-être.

Cette méthode Seiketsu, sera notamment efficace pour la gestion d’une émotion récurrente comme la peur de manquer, ou de se faire blâmer par son responsable. Dans ces cas précis, il sera nécessaire d’établir un suivi quotidien en fonction des différentes CAS établies. On peut ainsi constituer des créneaux toutes les deux heures, ou en début de journée, le midi et le soir. Cela dépend du degré d’intensité de l’angoisse et des symptômes.

Mais nous verrons tout cela dans mon prochain article qui bouclera la série d’articles basé sur le 5S.

A LIRE : Qu’ est ce que le 5S

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A bientôt

Paul

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