Ma vie

Les 5 méthodes qui m’ont permis de dépasser ma timidité

timide

Il y a très longtemps, j’étais un timide ou plutôt non, je suis un timide qui se soigne.
Oui c’est plutôt ça, un timide qui se soigne et cela depuis maintenant plus de 17 ans. Et si je dis “soigné” c’est parce que pendant très longtemps, je l’ai très mal vécu.

Enfant j’ étais brimé par mes camarades d’école, j’étais très impressionné par les adultes au point qu’aucun mot ne sortait de ma bouche.

J’avais tout de même des amis, mais des amis comme moi, timides et introvertis. J’étais aussi un enfant très créatif et j’adorais jouer en m’imaginant tout un monde enchanté lorsque je jouais avec mes copains dehors.

J’étais tellement timide qu’un jour de maternelle, arrivé en retard à l’école, j’ai fait quelque chose d’impensable pour une personne normale. Ma mère m’a déposé en coup de vent dans le hall d’entrée de l’école alors que tout le monde était déjà en classe. Ainsi ayant peur de me faire gronder par la maitresse, je me suis caché  jusqu’à la récrée, sous un banc. J’avais tellement peur que tout le monde se moque de moi en rentrant dans la classe, que j’ai préféré rester caché en espérant que personne ne me voit. Bien entendu la maitresse fini par me trouver et bien sûr, j’ai eu tout de même très honte.

Puis dans l’adolescence, on ne peut pas dire que les choses se soient beaucoup améliorées malgré mes efforts. Avec les filles s’était super compliqué, je n’osais pas les approcher. Je me faisais alors des films incroyables, où je m’imaginais me marier un jour avec elles et vivre des jours heureux comme dans les comptes de Disney. Ah ! imagination quand tu nous tiens ! Mais j’en souffrais beaucoup tout de même et cette souffrance avait alors déclenché quelque chose de nouveau en moi qui allait encore plus m’enfoncer dans ma timidité : un bégaiement.

bégaiement

Malgré tout cela, il y avait tout de même eu quelques progrès à la sortie de l’adolescence. Je me suis mis à jouer de la basse et j’ai été engagé dans un groupe de copains. Cela palliait le besoin de m’exprimer, bien que bloqué par mon bégaiement chronique. Ca m’a beaucoup aidé à le surmonter et c’est là que j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse et la mère de mes enfants.

Mais j’étais encore très timide, notamment quand j’allais passer mes vacances au Portugal. Je parlais très mal le portugais alors pour cette raison,  je ne parlais à personne et restait dans mon coin à bouquiner, à nourrir encore mon imagination déjà bien débordante. On me trouvait bizarre, les gens comprenaient pas pourquoi je me comportais ainsi, alors que c’était juste le fait d’avoir honte de mal m’exprimer qui m’empêchait d’aller vers eux.

Mais lorsque mon fils est né, comme je l’ai déjà expliqué dans mes précédents articles, j’ai pris ma vie en main. J’ai commencé un travail sur moi, et cela m’a tellement fait du bien que j’ai voulu aussi aider les autres. J’ai donc lancé ma propre entreprise et c’est là que le travail sur ma timidité a réellement commencé et que je finis par dépasser ma timidité maladive.

Je dis bien dépasser car on ne combat quelque chose qui est naturel en soi. On finit par l’accepter et vivre avec, sans toutefois la laisser gérer notre propre vie. C’est ce que j’appelle la maitrise.

Je vais donc, maintenant,  vous donner les clés qui m’ont permis de dépasser ma timidité :

  • Lâcher prise

lâcher prise

Pour commencer, la première chose que j’ai faite et qui n’est pas des moindres, c’est de lâcher-prise. Cela veut dire déjà que vous devez cessez de trop réfléchir. Changez de radio et écoutez “radio positif”, la radio qui vous égaye les neurones et les émotions !

Car c’est de cela qu’il s’agit. Personnellement, j’étais trop à l’écoute de mon mental qui ne faisait que me ressasser mes expériences difficiles du passé. Elles ne faisaient que tourner en boucle et me racontaient sans cesse qu’il allait m’arriver des ennuis si j’ouvrais ma bouche pour parler et exprimer ce que je pensais. Elles me disaient que les autres allaient se moquer de moi, et que j’étais nul.

Le mental est comme une horde de chevaux sauvages qui n’arrête pas de galoper dans votre tête. Pour l’arrêter, vous devez apprendre à connaître les chevaux pour un jour pouvoir les dresser et d’en faire plutôt un allier.

Exercice :

– Chaque fois qu’une pensée vous traverse l’esprit, observez si elle est négative ou positive. Si elle est négative, elle ne vous apportera rien de bon. Alors changez de radio, écoutez “radio positif” qui elle, est réglée sur le cœur. Le cœur est la base de toutes les émotions mais elles ont besoin d’être nourries par de belles choses.

– Enivrez-vous de belles citations, de belles images, de beaux reportages, de biographie de personnes incroyables, de beauté… et restez branché la-dessus, vous verrez, ça va déjà vous changer la vie !

Mais surtout arrêtez de croire tout ce qu’il vous dit. Les timides sont toujours dans l’anticipation à tel point qu’ils en deviennent parano. Les pensées ne représentent pas votre personnalité, votre nature propre. Elles ne sont que le reflet des expériences vécues qui bien souvent déforme la réalité.

  • La confiance en soi

confiance en soi

Comme je venais de vous dire plus haut, le mental ne fait que ressasser le passé et pire, les moments les plus difficiles que vous ayez vécu, ceux qui vous ont blessés particulièrement et c’est ça qui renforce votre timidité.

Je me rappelle que lorsque j’avais des crises de timidités, j’avais toujours peur qu’on se moque de moi. Pourquoi ? parce que j’avais peur d’être humilié, rabaissé, car cela faisait écho à une situation similaire vécue. Alors ne voulant pas revivre ces souffrances, je ne communiquais plus.

Mais il y avait quelque chose en moi, qui était le moteur de cette peur. Quelque chose de puissant qui exacerbait toutes ces peurs, toute ces confrontations au monde, aux autres. C’était mon hypersensibilité.

La base du problème était tout simplement là. J’étais un enfant hypersensible et à l’époque on en parlait très peu. Du coup, combien d’enfants comme moi ont vécu ce genre d’expérience ? des millions je pense.

Alors, ceux qui avaient la chance d’avoir des parents en capacité d’être à leur écoute, réussissaient à vivre leur hypersensibilité en toute liberté. Même si la vie à l’école était difficile, ces parents savaient, grâce à leur cœur et leur attention, aider ses enfants à surmonter les difficultés. Et je pense que pour y arriver, ces parents devaient leur apprendre à accepter ce don, car c’est réellement un don. Ils devaient les aider à construire leur identité en prenant compte de cette particularité.

La clé est justement de se connaître. Qui ne se connaît pas, ne peux gérer ses pensées qui défilent comme les trains dans une gare. Il faut apprendre à les voir passer sans y prêter plus d’attention. Les pensées se nourrissent de nos points faibles et de nos défauts. Elles se nourrissent aussi des souffrances alors il faut oser aller les voir et les affronter. Puis de trouver un palliatif, c’est-à-dire de mettre du baume par-dessus pour les calmer.

Les accepter, pardonner, et lâcher-prise, tel sont les meilleurs palliatifs à la timidité pour créer une bonne confiance en soi.

Exercice :

  • Faites une liste de vos qualités et de vos défauts
  • Une autre de vos réussites et échecs, et pour les réussites, même celle qui paraissent insignifiantes.
  • Une autre de vos compétences et de vos manques.
  • De tout cela, ne regardez pour l’instant que ce qu’il y a de positif : si vos qualités, réussites et compétences, vous paraisses minimes, ne les dévalorisez pas car elles vont vous permettre de regagner confiance en vous. Elles vont être le point d’appui sur lesquelles vous aller rebondir.

 

  • Accepter son passé

accepter son passé

Comment créer son avenir sans accepter son passé ?. J’ai essayé moi-même de vivre sans cette acceptation, mais c’est impossible d’aller vers l’avant sans pouvoir le faire. Attention néanmoins à ne pas y vivre comme je le faisais.

A chaque fois que je me retrouvais devant quelqu’un pour communiquer, c’était mon passé qui était là. Lorsque j’ai connu mon épouse, je me renfermais encore plus quand j’allais au Portugal car je ne voulais parler à personne, par peur de bafouiller à chaque phrase prononcée. Cela, plus le fait de ne pas du tout maitriser la langue, aggravait encore plus la situation.

Mais j’en avais assez de cette situation. Tout le monde m’impressionnait, les chefs, les médecins, mon patron, toutes les personnes pouvant avoir autorité sur moi me faisait peur. Je craignais de dire des bêtises, des choses qui ne voulaient rien dire, insignifiantes, où pire qui ne les intéressaient pas. En fait je me rabaissais sans cesse devant les autres. Le pire est que les personnes le sentaient et par conséquent me prenaient de haut. Pire j’attirais à moi des personnes narcissiques à tendance perverses, à tel point que j’ai fini par être agressé physiquement lorsque j’étais adolescent.

J’en avais donc assez de subir, d’être toujours une victime. Plus je devenais adulte et plus je pensais à mon père qui ne m’avait presque pas éduqué. C’était étrange de penser sans arrêt à lui et de souvent en parler en me plaçant en victime.  Je rejetais tous mes problèmes sur lui, rien n’était de ma faute.

Alors un jour, j’ai décidé d’en chercher la cause au fond de moi. Il était évident que cela venait, déjà d’une part, du fait qu’il était aussi bègue et ensuite parce qu’il avait été dur avec moi étant petit. Il me battait souvent mais c’était surtout ma mère qui était violentée.

J’avais réussis, tant bien que mal, à ouvrir une porte du passé alors il était temps de la refermer. Conscient que tout cela venait du passé, je me rendais compte que je détestais cette période et c’était légitime, que je n’avais jamais été éduqué par lui. Je n’avais reçu que des coups au moment où j’avais besoin qu’on me soutienne, qu’on m’apprenne d’autres valeurs de vie.

Je haïssais mon père pour cela et c’était ça qui me pourrissait la vie. Je voyais en toute autorité mon père qui m’imposait sa loi par la force. Je vivais ainsi toujours dans la peur de prendre des coups et qu’on m’oblige à faire ce que je ne voulais pas.

Ayant été fouiner aussi loin dans mon passé, je me suis dit que je ne voulais plus vivre ainsi, vivre dans ce passé. Alors j’ai fait la seule chose possible de me délivrer. Je l’ai accepté. Attention, je ne dis pas que je cautionne ce qu’il a fait, mais j’ai accepté cette période du passé qui n’existe plus aujourd’hui.

Puis j’ai pardonné mon père pour ce qu’il a fait. Ce n’était pas facile car je ne le voyais que très rarement, alors je lui ai écrit une lettre en lui expliquant tout ce que j’avais sur le cœur. Ensuite je me suis imaginé une scène avec lui, le prenant des les bras pour lui dire que je lui pardonnais, car je ne voulais plus vivre dans la haine. Dans mon imagination, il m’a demandé pardon et j’ai pleuré. Ca m’a fait un énorme bien que de sentir les larmes de délivrance couler sur mon visage. Mon cœur s’allégeait, j’étais bien, libéré d’un poids énorme.

Puis j’ai fait de même en prenant l’enfant que j’étais dans les bras. L’adulte délivré de ses peurs, consolait comme un père l’enfant qui était en moi, celui qui souffrait encore.

Je peux vous dire que tout cela a eu des effets très bénéfiques sur ma vie. Désormais, chaque fois que quelque chose me tracasse, j’exprime d’abord mes émotions, puis ayant l’esprit et le cœur plus léger, je console l’enfant qui est en moi. Je lui parle, le rassure. Et je peux vous dire que c’est super efficace.

Exercice :

  • Prenez une feuille et un crayon et exprimez vos émotions.(utilisez la méthode des 5P)
  • Puis détendez-vous sur votre canapé, dans un endroit tranquille et imaginez que vous pardonnez la personne qui vous a fait souffrir.
  • Ensuite consolez et parlez avec bienveillance à votre enfant intérieur.

 

  • la relaxation

Tai Chi

S’il y a bien une chose qui m’ait fait du bien pour surmonter ma timidité, c’est la relaxation. Lorsque j’ai commencé ce travail, j’ai pratiqué le Tai Chi. C’ est super efficace pour les personnes qui ont du mal à rester immobile pour méditer. C’est d’ailleurs quelque chose que je recommande pour les personnes très actives qui ont besoin d’être toujours en mouvement, commencez par la méditation active. C’est ce que j’appelle les techniques comme le Yoga, le Tai Chi, le QI Qong et autres encore. A vous de trouver ce qui vous convient en fonction aussi de ce qui est disponible dans votre ville.

A part les arts martiaux internes, vous avez aussi simplement les arts martiaux qui sont un très bon canalisateur et surtout d’expression. J’ai pratiqué un peu l’Aîkido et je peux vous dire que c’est pour moi l’art martial le plus pacifique car il n’y pas de compétition et surtout parce que la base de cet art est justement d’exprimer les non-dits, les frustrations et les souffrances intérieurs. C’est un magnifique échange entre deux personnes qui s’opère, afin d’échanger inconsciemment leurs énergies pour, non pas les intégrés, mais pour les envoyer à la terre, les recycler, comme la foudre lorsqu’elle passe par un fil de terre.

C’est la parfaite union entre la lumière et les ténèbres, l’équilibre et l’harmonie entre deux personnes. C’est l’essence même de cet art que son fondateur Morihei Ueshiba avait créé pour aider l’humanité à être épanouie.

Pour ceux qui ne sont pas arts martiaux, vous avez aussi le sport qui est un parfait défouloir et relaxant puisque vous dépensez aussi ce trop plein d’énergie négatif.

  • La respiration

respiration

Mais la base de tout cela, et par lequel il faut commencer c’est la respiration. Une bonne respiration ventrale est la base de travail physique pour tout timide. Je me rappelle qu’à chaque fois ( et encore aujourd’hui mais c’est désormais beaucoup moins intense) que je me forçais à prendre la parole, je préparais mes phrases dans ma tête. Je rentrais dans une phase de calcul incroyable où mon cerveau se mettait à bouillonner comme une cocotte minute et mon cœur battait la chamade. Mon souffle était court et ma respiration était bloquée sur la poitrine, voir la gorge.

Tout cela me demandait une telle énergie, que lorsque j’avais terminé de parler, j’étais KO, tellement ce fut intense.

Alors j’ai commencé à apprendre en priorité à respirer par le ventre car c’est là qu’est concentrée l’énergie de notre corps.

Puis j’ai appris à me calmer lorsque je préparais mon allocution, à respirer lentement, ce qui m’aidait à être moins nerveux lorsque je prenais la parole et donc de beaucoup moins bégayer.

Tous ces exercices m’ont aider à mieux gérer ma nervosité pendant que je parlais, ce qui avec le temps a contribué à retrouver confiance en moi.

Exercice :

–  Assis tranquillement sur une chaise, videz l’air qui se trouve dans votre ventre en expirant lentement par la bouche, jusqu’ à ce que vous ne puissiez plus rien sortir. Pour vous aider, accompagnez votre expiration en vous penchant vers l’avant.

– Ensuite inspirez lentement par le nez en gonflant le ventre, puis en terminant par la poitrine, et expirez à nouveau lentement par la bouche jusqu’à plus d’air mais cette fois tranquillement sans vous pencher pour vider l’air complètement.

– A chaque fois que vous voudrez prendre la parole ou qu’une situation vous stresse, pratiquez la deuxième partie de la technique de respiration mais sans toutefois expirer à fond. Cette simple technique va vous permettre de mieux vous exprimer, de réguler votre respiration afin d’avoir les idées plus claires.

Aussi pratiquez régulièrement cette technique, plusieurs fois par jour et vous pouvez même par la suite chercher d’autres techniques de respiration sur le web qui vous aideront à mieux gérer votre nervosité.

Cela constitue déjà une bonne base mais le mieux est de les compléter par des exercices de relaxation et du sport.

  • les défis

Maintenant que vous avez commencé à travailler sur vous en pratiquant tout ce que je vous ai recommandé, vous allez vous jeter à l’eau en effectuant quelques exercices que vous considérerez comme des défis.

En effet, c’est bien beau de rester à la maison pour travailler sur soi-même et pratiquer la relaxation, mais tout cela ne servira à rien si vous ne vous mettez pas en situation réelle. Ne serait-ce que pour mesurer vos efforts, il est important désormais d’aller plus loin.

Vous voulez dépasser et non vaincre votre timidité ( vaincre à une consonance négative qu’il faut éviter d’avoir pour progresser) et bien maintenant, faites de simples petites actions.

Par exemple, lorsque vous allez acheter voter pain, engagez une conversation avec la vendeuse ou le vendeur. Ne serait-ce que parler du temps qu’il fait. Je sais que vous allez préparer vos phrases à l’avance et c’est pas grave, mais faites-le. Et surtout n’oubliez pas de respirer !

Aussi ne vous dévalorisez pas si vous avez bafouillé et perdu le fil de la conversation. Ne retenez que le fait d’avoir au moins essayé. Notez-le en fin de journée en séparant le bon et le moins bon. Puis travaillez plus sur le moins bon en cherchant toujours à progresser.

A ce jeu, il n’y a pas d’échec, mais que des réussites, puisque le fait même d’avoir essayé est une immense victoire. Par conséquent, félicitez-vous ! C’est important de se féliciter pour tous ces efforts ! Offrez-vous un petit plaisir en fin de semaine.

Il est également important de tenir un carnet de bord afin de pouvoir mesurer le chemin parcouru et surtout de progresser. Ainsi chaque semaine, faites le point et vous verrez que vous aurez progressé à une vitesse folle. Notez-y aussi les pensées qui vous ont freinées et travaillez dessus, pour trouver la cause afin d’édifier une stratégie.

Exercice :

– Chaque jour, un défi : lancez chaque jour au moins une conversation avec quelqu’un. Le mieux serait un inconnu car on a tout à gagner et rien à perdre.

Notez-le en fin de journée sur votre carnet de bord. Faites le point sur chaque action passée. Vous pouvez aussi vous fixer une période définie avec un objectif comme : Au bout de deux mois,  je veux réussir à prendre facilement la parole et parlez clairement lorsque je suis en briefing au travail. Où tout autre chose. Attention néanmoins à ne pas mettre la barre trop haute au risque de trouver l’effet inverse !

Retenez le meilleur de chaque action et félicitez-vous !

– Chaque fin de semaine, faites un point. Puis chaque fin de mois un autre et mesurez les progrès accomplis.

Attention ! à chaque progrès accompli, augmentez la difficulté. Ayez des conversations plus poussées, chaque fois un peu plus longues, plus argumentées. Choisissez alors les situations et les interlocuteurs en fonction de ces critères.

Conclusion

Si vous souhaitez d’autres techniques qui peuvent vous aider, vous pouvez aussi télécharger gratuitement mon livret PDF en cliquant ici “Le petit guide du jardinier du bien-être” ou “les 10 habitudes qui nous empêche de cultiver notre bien-être et comment y remédier”.

Il regorge d’astuces qui vous aideront aussi dans votre quotidien à retrouver une harmonie de vie.

Maintenant il ne reste plus qu’à vous lancer. Je suis passé par cette étape lorsque j’ai créé ma première entreprise et que j’ai dû démarcher par téléphone (ce qui était pire pour moi !) des responsables de comités d’entreprises, des chefs d’entreprises, des DRH, des médecins et autre…

Et c’est au fur et à mesure du temps et de ces défis que j’ai pris conscience que la seule personne qui m’empêchait de m’exprimer librement, c’était moi et non les autres. Je pouvais avoir devant moi un directeur d’entreprise ou un médecin, même s’il m’arrivait de bafouiller, de ne pas être toujours cohérent dans mes propos, c’était mon problème et non pas celui des autres.  Mais au lieu de me flageller, je me donnais dorénavant le droit de me tromper, de bégayer et de l’exprimer à mon interlocuteur…voir même d’en rire.

Et c’est là que se trouve le secret : ne pas se prendre au sérieux en ayant le sens de l’autodérision. Une personne qui s’autorise à faire des erreurs et qui les reconnaît pour grandir, sans avoir aucune honte de les assumer est une personne libre !

citation

Alors vous pourrez avoir n’importe qui devant vous, même le président de la République. Dés l’instant que vous êtes dans cet état d’esprit, vous n’aurez plus de pression et la personne qui sera en face de vous, ne pourra rien vous faire, au contraire, elle verra en vous une personne forte.

Aujourd’hui je suis représentant du personnel et responsable syndical dans mon entreprise. Je prends souvent la parole en publique devant des hauts dirigeants de mon entreprise et tout se passe assez bien car je suis désormais persuadé que je ne suis pas moins bien qu’eux. J’ai des valeurs, des convictions et je suis vrai et ça aussi c’est une grande force pour dépasser sa timidité.

Pour ce qui est de mon bégaiement, on peut dire que je ne l’ai plus, sauf lorsque je suis très fatigué ou très énervé, mais ça va, je gère assez bien. Ce qui est encore mieux, c’est que lorsqu’il m’arrive encore de bégayer, je n’en ai plus honte et ça c’est le plus important !

Pour finir, vous voyez que rien n’est impossible. Bien sûr, je sais que je suis encore timide et que je le serais toute ma vie car c’est dans ma nature d’hypersensible d’être ainsi, mais je suis heureux de l’être. Par conséquent, j’ai appris à en faire une force et je connais d’autres personnes qui timide, ose se mettre en avant pour s’affirmer.

Maintenant armez-vous de courage et de patience et passez à l’action !

Votre timidité ne doit plus être une fatalité mais votre force.

Osez, osez, osez ! Smile

Si je l’ai fait, moi l’enfant meurtri en mon âme, vous pouvez aussi tous le faire !

Si vous avez aimé cet article et si vous pensez qu’il peut aider d’autres personnes, partagez-le et laissez-moi un commentaire pour que je puisse également vous aider. Winking smile

Bien à vous.

Paul Peixoto

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2 thoughts on “Les 5 méthodes qui m’ont permis de dépasser ma timidité”

  1. Bonjour et merci pour votre article, il m’a convaincu d’appliquer vos conseils et vos exercices. Je suis timide depuis mon enfance et tout ce que vous décrivez dans votre article je m’y reconnais, cependant il y’a une situation qui me dérange souvent: quand je rencontre quelqu’un pour la première fois où que je suis en groupe (de personnes que je connais plus où moins) je me renferme, je suis gêné, je n’arrive pas à engager de conversation(je ne sais pas quoi dire) et tout ça les gens le ressente et me le font remarquer: “oh que vous êtes timide” “mais pourquoi vous êtes comme ça” “il faut pas être timide” etc…(tout ça en le répétant plusieurs fois!) Et bien sûr en général tout ça me bloque encore plus et je ne répond pas car j’ai trop honte. Donc voici ma question: comment réagir face à ce comportement? Que dois je dire, faire? J’ai l’impression dans ces moments que je suis montrer du doigt Et j’ai juste envie de me cacher!!! J’en ai marre. Merci d’avance de votre réponse. Cordialement. Virginie

    1. Bonjour Virginie.

      Avant tout bravo pour le travail que vous commencez à entreprendre. C’est un grand défi que vous entreprenez là et je suis sûr que vous aurez la force de le mener à bout puisque vous avez eu déjà le courage de l’avoir commencé.

      Ensuite je comprends bien votre désarroi pour être passé par là comme vous le savez déjà.
      En effet beaucoup de personnes ne comprennent pas ce que c’est d’être timide, surtout si on est un adulte timide et lorsque la personne est du genre plutôt extraverti car bien souvent elles prennent ça pour de l’irrespect.
      Personnellement ce que je faisais lorsque c’était le cas, car aujourd’hui ça ne m’arrive plus, c’était de répondre que “oui je suis timide, il m’est très difficile de vous parler mais ce n’est pas par manque de respect”.
      C’est une phrase simple et assez courte mais qui au moins a le mérite d’une réponse. Après si la personne va plus loin, tout dépendra de vous, tout dépendra s’il est dans l’empathie où bien dans la moquerie. C’est à vous de voir.

      Le plus important pour vous est de reconnaître que vous êtes timide et surtout de l’accepter. Car une fois que vous l’aurez accepté, il vous sera plus facile de répondre à ces personnes. C’est la base de tout le travail que vous ferez sur vous-même.

      Etre timide n’est pas une tare, c’est seulement l’expression de votre hypersensibilité, et cette hypersensibilité il faut en faire une force.

      Après si vraiment la personne ne respecte pas votre particularité et bien c’est déjà qu’elle ne mérite pas votre attention. Elle ne vaut donc peut-être pas la peine que vous lui répondiez tout simplement.
      Les bonnes personnes vous comprendront très vite et n’essaieront pas de vous forcer à parler ou alors feront en sorte que vous soyez à l’aise pour communiquer.

      Donc apprenez dés maintenant à faire confiance à votre ressenti pour savoir si vous devez parler aux personnes qui vous interpellent sur ce sujet et utilisez cette phrase clé ou bien la votre qui sera surement plus appropriée.
      Mais n’oubliez pas que la clé de tout est déjà d’accepter votre timidité.

      Alors courage et ne lâchez rien, vous êtes sur la bonne voie.

      Si vous souhaitez, vous pouvez me faire part de l’avancée de votre cheminement et j’essaierais alors de vous aider du mieux que je peux.

      Merci pour votre commentaire et pour l’intérêt que vous portez à mon blog. 😉

      Bien à vous

      Paul

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